L’abus d’alcool entraîne des désagréments inévitables
Première lecture :
Le lendemain d’une soirée très arrosée, le réveil est difficile et même douloureux, la bouche est sèche et pâteuse, la soif est associée à des nausées voire2 à des vomissements et à des vertiges tant que l’alcoolémie n’est pas encore revenue à zéro. On a un marteau piqueur3 dans la tête qui est prête à exploser. La plupart des Français savent ce que c’est. Les témoignages s’accordent à dire que le mal est sans remède. La science est quasi illimitée : nous allons sur la lune, nous fabriquons des ordinateurs aux possibilités inouïes, mais nous ne connaissons à ce jour rien d’efficace contre la gueule de bois.1 C’est un message de la nature qui réclame un peu de compassion pour notre organisme. Nous répondons en jurant, à chaque fois, que c’est bien la dernière fois. On ne le répètera jamais assez: l’abus d’alcool est dangereux4.
1avoir la gueule de bois – avoir un grand malaise le lendemain d’un jour où l’on a trop bu d’alcool.
2voire – “Voire” signifie “et même”. Ne pas confondre avec le verbe “voir”.
3un marteau piqueur – Un outil pour défoncer les rues quand il faut creuser pour faire des travaux.
4l’abus d’alcool est dangereux – C’est la phrase, rendue obligatoire par une loi, qui est sur toutes les bouteilles d’alcool.

