Des pêcheurs évitent de justesse une catastrophe en mer
Première lecture :
Le jour se lève à peine lorsque Guillaume et Jacques mettent en marche le moteur de leur bateau de pêche. Ils engagent lentement le gros chalutier dans le chenal qui mène du port à la pleine mer. Les vents viennent de l’ouest et la mer est houleuse. Judicieusement, nos pêcheurs mettent le cap vers une zone de bancs de sardines et de maquereaux qu’ils ont repérée1 précédemment2. Si la chance leur sourit3, ils prendront aussi du bar. Une fois sur place ils actionnent le mécanisme pour mettre le chalut à la mer. Tout est en ordre, il ne reste qu’à tirer le filet maintenant. Le pilotage automatique leur permet de se détendre un peu. Ils cassent la croûte4. Soudain, le moteur fait des ratés5. Alertés, les deux hommes se précipitent sur le pont. À l’arrière du bateau un bouillonnement d’écume anormal les incite à tout arrêter. Ils remontent le filet dont la charge est très lourde. Est-ce une pêche miraculeuse? Hélas, non, il s’agit d’un énorme bloc qui pèse au moins une tonne. Ils parviennent à le remettre à la mer. Le roc n’a heureusement pas trop déchiré les mailles et la pêche peut reprendre. Ils ont eu chaud car ce genre d’incident a parfois des conséquences dramatiques quand le matériel de pêche est endommagé.
1une zone qu’ils ont repérée – Avec l’auxiliaire avoir à un temps composé le participe passé s’accorde avec le complément d’objet “que” représentant un nom masculin ou féminin, singulier ou pluriel, placé avant le verbe : le gros poisson qu’il a repéré.
2précédemment – L’adverbe se termine en -emment que l’on prononce -amment parce qu’il est formé sur un adjectif en -ent: précédent, précédemment ; courant, couramment.
3si la chance leur sourit – s’ils ont de la chance
4ils cassent la croûte – ils mangent
5le moteur fait des ratés – le moteur ne tourne pas régulièrement

