La loi sur l’euthanasie médicale est précisée juridiquement
Première lecture :
A-t-on1 le droit de soulager la douleur au risque d’abréger la vie ? Telle est la question que se posent non seulement les médecins mais aussi les juges à notre époque. Les équipes de soignants qui travaillent auprès de patients en fin de vie connaissent bien le dilemme : certains traitements peuvent avancer l’heure de la mort s’ils2 incluent des calmants pour faire diminuer la souffrance. Le choix présente déjà un cas de conscience douloureux pour le thérapeute qui en prend la responsabilité, mais les choses ne s’arrêtent pas là. Cette pratique médicale comporte des risques judiciaires si l’entourage d’un malade est maintenu dans l’ignorance des conditions réelles de fin de vie d’un proche. La famille peut en effet porter plainte contre le médecin comme s’il s’agissait d’un acte criminel. C’est pourquoi la loi précise désormais que si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne en phase terminale d’une affection incurable qu’en lui appliquant un traitement qui peut s’avérer fatal, il doit en informer le malade, la personne de confiance, la famille et inscrire la procédure dans le dossier médical. Cela a pour conséquence de rendre licite un tel acte.
1A-t-on – L’inversion du sujet à la forme interrogative nécessite d’intercaler un t qui facilite la prononciation entre deux voyelles. Les tirets sont obligatoires.
2s’ils – "Si" s’élide obligatoirement devant "il" et "ils".

