La naissance d’un bébé avant la fin de la gestation normale pose des problèmes à l’enfant et à la mère
Première lecture :
La Sécurité sociale décide de prendre en charge le soutien psychologique des mères qui accouchent prématurément. Dans une situation ordinaire, tout se passe naturellement. Une mère reconnaît1 son enfant immédiatement après la naissance. Elle l’appelle par son prénom, lui trouve des ressemblances avec un membre de la famille, l’insère dans la filiation et le dévore littéralement des yeux avec amour. Cette phase d’adoption est suivie d’une phase d’adaptation au cours de laquelle la mère commence à comprendre son bébé et à répondre à ses besoins avec un discernement efficace. Dans le cas d’un accouchement prématuré, ces étapes sont retardées. Le bébé, petit et faible, est isolé et mis sous perfusion. De ce fait, la mère et l’enfant sont provisoirement séparés. Il n’est pas rare que la mère se sente2 alors désespérément impuissante, voire3 responsable de l’état fragile de son enfant chétif et souffrant. C’est une culpabilité très belle qui exprime le profond désir de la mère de tout donner à l’être qu’elle a mis au monde. Dans un premier temps, cette réaction maternelle est donc un élément positif mais, si elle dure4 trop longtemps, il faut s’en inquiéter.
1reconnaît – Dans la conjugaison des verbes en -aître, le i prend un accent circonflexe devant un t (je reconnais, il reconnaît, nous reconnaîtrons)
2se sente – Le subjonctif (ici, du verbe "sentir") est très souvent de règle dans une construction impersonnelle comme par exemple "il n’est pas rare que", "il est possible que", "il est intéressant que", "il est bon que".
3voire – "Voire" est un adverbe qui signifie "et même". Ne pas confondre avec le verbe voir.
4dure – Il s’agit du verbe durer. Ne pas confondre avec l’adjectif dur/dure

